Fin des années 50, c'est à la demande du yachtman français Henry Rouault que John H Illingworth et Angus Primrose conçurent un voilier de course-croisière, le Maïca, qui remporta alors les plus prestigieuses régates.
Fort de ce succès, le Maïca fut construit par de nombreux chantiers et continue de nos jours à obtenir les meilleurs classements lors de rassemblements de yachts classiques...
Tous les Maïca recensés, leur histoire ainsi que celle de ses géniteurs, des conseils techniques, les résultats des régates, comment embarquer à bord sont les principaux thèmes développés dans ces pages.
A Bénodet, point besoin de talisman* pour le Maïca CMN n°32 Tanit dont l'équipage familial su apaiser la déesse, rapport au « N » de son nom vissé à l'envers sur son tableau arrière. Tanit n'étant pas regardante, les T-shirt bien estampillés au nom du bateau suffirent à contenir son ire puis à orienter son équipage dans le dédale des Moutons, de leurs contre-courants et dans la prises des mesures, jauge exige, de son arme secrète.
Saba, Raan et Rouvelon vus de Tanit lors du prologue des Maïca
nous relate l'épopée de Maïca ; des photos, des anecdotes inédites à découvrir grâce notamment au témoignage et aux documents photos de Cécile Rouault mis en musique par Philippe Payen pour notre plus grand bonheur...
Cet incontournable rendez-vous débutera pour les Maïca par un petit prologue concocté par les armateurs d'Acteia II qui, faut-il le rappeler, sont aussi à la barre du Bistrot de l'Ecailler, escale tout aussi incontournable où pour l'occasion un dîner-briefing sera gracieusement servi la veille aux équipages présents...
Rendez-vous donc à Kerdruc en soirée du jeudi 24 juin (confirmez votre venue car l'endroit ne peut accueillir plus de 40 convives) et, la médaille a son revers, départ aux aurores de Nevez pour Bénodet. En course donc...
Ah ! J'allais oublier : le premier arrivé à Bénodet remporte 3 caisses de 12 bouteilles cachetées de cire...
Pangur Ban, le superbe plan Stephens ancré au Bono remporte haut la main la première édition de la
Classique du Bono
Kraken II auraient pu s'offrir la seconde marche du podium si une refusante dont la baie de Quiberon a le secret ne l'avait pas contraint à une paire de virements de bord alors qu'il atteignait une marque de parcours ; il laisse donc le soin à l'équipage du Maïca Acteia II d'empocher l'argent...
Tandis que Lady Maud, fidèle à sa réputation préférait Suite...
"La plupart des ports abritent une flottille plus ou moins importante de bateaux du patrimoine. S'ils sont disséminés, noyés dans la masse, ils n'apparaissent pas. S'ils sont rassemblés, même en petit nombre, ils se mettent mutuellement en valeur et peuvent créer une animation culturelle permanente."
Kyrielle (à droite) en tête des Maïca qui ont déposé un dossier de labellisation
auprès de la Fondation du Patrimoine Maritime et Fluvial (Photo Alain Milbeo)
"C'est la raison pour laquelle, après la reconnaissance par l'Etat du label Bateau d'Intérêt Patrimonial, l'exonération du Suite...
Mars 1947 : BURNE'S SHIPYARD est acquis par les frères Bowker Photo archive David Bowker
C'est au tout début du 20ème siècle qu'un certain Alex Fowler crée à Bosham un chantier au bord de la Bosham River. En 1923, après sa faillite, le colonel Burne rachète les murs, l'outil de travail et donne son nom au chantier : "Burne's Shipyard" est né. Plusieurs métiers à vocation maritime y sont exercés dont la construction de petites embarcations de compétition : des canots ainsi que des 12 pieds "National" et 14 pieds "International"... Suite...
Contacté par la dynamique organisation des Régates Impériales il y a quelques jours pour affiner le descriptif des classiques y ayant participé, j'ai sursauté sur mon clavier quand j'ai trouvé dans leurs archives, disponibles sur leur site, une photo du Maïca Mowgli. Si Swanee (ci-contre), autre Maïca archivé est depuis longtemps référencé dans l'une des pages de Class Maïca, en revanche Mowgli n'y était que listé parmi les Maïca CMN...
Dégotée dans ces mêmes archives, une autre photo, splendide, d'un autre plan Illingworth & Primrose, Outlaw frôlant une marque de parcours.
Dès sa parution, le calendrier des courses du CCA (Challenge Classique Atlantique 2010) révélait comme celui de la saison 2009, l'organisation d'une première régate hors challenge dont la précocité des dates et le lieu des joutes ne pouvaient pratiquement être accessibles qu'aux yachts classiques de La Rochelle. Nous ignorons toujours si cette mise en bouche inspira par la suite leurs équipages, toujours se fait-ce qu'un yacht classique rochelais remporta le challenge enlevé régulièrement jusque l'année précédente par des équipages bretons...
Aussi, plusieurs yachts classiques morbihannais ont décidé de réagir Suite...
Le premier Maïca à voûte ? Ses propriétaires anglais, 2 frères qui résident en Espagne participent depuis 10 ans à de nombreuses manifestations de yachts classiques dont le "Trofeo Almirante Conde" où Belisa s'est classée seconde lors des éditions de 2003, 2004, 2005 et 2007.
Les Maïca Derovère
Lors de La Belle Plaisance 2009, Erwan Quéméré venu photographier les Maïca pour la répétition du cinquantenaire (C'est en 2010 !) s'était écrié en apercevant le Maïca suisse (le Derovère lémanique présent à Bénodet) : "Mais... Ce n'est pas un Maïca !"
En effet, comme Belisa et Rouvelon, le Maïca suisse s'écarte légèrement du plan original d'Illingworth : un cale-pied plutôt qu'un pavois, un tableau plus triangulaire, moins de hublots, des hiloires de cockpit le refermant à l'arrière avec de très jolis arrondis.
Sur Belisa, le mât (gréement 7/8ème) a été remplacé en 1985 et la bôme est de longueur que je qualifierais de "normale" (et laissent préfigurer de bonnes performances dans les petits airs méditerranéens).
Bref, suffisamment d'arguments pour faire revenir sur leur décision... Suite...
La Charente Classique Courue par un très beau temps glacial dans un suet de 15/20 noeuds, le départ fut donné à la Marseillaise et au portant.
Le départ à la Marseillaise s'effectue en fonction du rating Jauge Classique des voiliers engagés afin d'obtenir une ligne d'arrivée « en temps réel » la plus homogène possible. Chaque participant passe donc la ligne seul à partir de l'horaire indiqué par les Instructions de Course. Seul et sous spi sans autre repère que la montre. Le risque de franchir trop tôt ou très tard la ligne fait monter l'adrénaline...
Par Philippe Payen pour Class Maïca
Photo de François Bellat
2 Maïca régataient : Maïca CH (avant de repartir vers ses contrées lémaniques) et Saba.
Long bord de portant où les derniers partis - les plus rapides - remontent...
Le vol 535 de West-Jet n'a pas de retard et depuis quelques minutes le Boeing a amorcé sa descente vers Vancouver. Étincelant dans la nuit, le quadrillage orange des lumières de la cité entrecoupée de bras de mer laisse deviner les rares reliefs de la ville chantée par Véronique Samson.
L'extraordinaire destin deMAÏCA (2ème mouture)
Dès nos bagages récupérés, David, l'actuel propriétaire de Maïca accompagné de son épouse et d'un ami nous accueillent. Le temps d'avaler rapidement un curry au chinois du coin, nous repartons vers le but de notre voyage : l'expertise de Maïca en vue de son acquisition et de son rapatriement par la mer.
Arrivés à destination, laissant ma compagne en conversation avec notre charmante hôtesse, une première surprise m'attend : un hangar construit par son capitaine abrite Maïca ! En achetant le terrain et la maison, la première chose à faire était en effet de lui construire un abri cosy car la belle nécessitait quelques travaux...
Petit retour en arrière : Après avoir traversé l'Atlantique, passé Panama Maïca reste amarré en Californie où David l'acquiert. Maïca navigue ensuite vers Hawaï et rejoint enfin le Canada où il reste basé à la bonne saison dans un fjord au nord-ouest de Vancouver, amarré au ponton d'un ilot resté désert avant l'arrivée du plan Illingworth et de son équipage qui y battît alors sa maison.
Quinze années passent et l'arrivée d'un enfant (aujourd'hui top modèle...) mettra un terme à la vie de robinson du couple. Maïca en attendant quelques bons soins prendra enfin un peu de repos sous ce nouvel... Suite...
est la plus grande régate au monde pour le nombre de ses engagés qui dépassent parfois plus de 2000 inscrits parmi lesquels des yachts classiques dont un certain Maïca...
Et ça se passe rien qu'une journée, côté Adriatique donc !
Parmi les épreuves du Chalenge Classique Atlantique organisé par le
Yacht Club Classique, il en est qui sont particulièrement stratégiques comme le Défi du Bar couru cette année autour de l île de Ré après avoir effectué les
mêmes tours autour de Groix et de Yeu les années précédentes.
Texte de Philippe Payen, photo d'Ivan
Le concept est simple : même ligne de départ et même ligne d'arrivée
mais choix du sens de rotation laissé à chaque concurrent...
BELLE PLAISANCE : Raan ici au près en Baie de Bénodet
était accompagné de Maïca "CH" et du CMN Tanit S'agissant de fêter les 50 ans du Maïca lors des régates de La Belle Plaisance courues à Bénodet du 26 au 28 juin, l'idée d'organiser un classement séparé restait possible à la condition d'inscrire au moins 5 bateaux (cf Instructions de course).
Or Raan, Maïca "CH" et Tanit, venus respectivement de Trébeurden (120 miles), de La Rochelle (160 miles) et d'Arradon (63 miles), ne se retrouvaient finalement que trois...